Le Bénin : Une petite merveille à découvrir

21/02/2017 10:00Comments Off on Le Bénin : Une petite merveille à découvrir

Avec ses impressionnants sites touristiques le Bénin reste une merveille à découvrir. Pas besoin d’aller à Venise ou à Louxor pour s’évader.


Le Bénin se révèle un circuit incontournable sur le chemin de la découverte des merveilles de l’Afrique. Terre légendaire d’hospitalité, il est un pays de rêve que ses nombreux attraits essaimés un peu partout sur son territoire valorisent. Gratifié d’un relief peu accidenté et d’un climat propice aux randonnées, il vaut son pesant d’or tant ses innombrables merveilles appellent à la découverte et à l’évasion. Une splendeur qui peine toutefois à gagner le cœur de baroudeurs et autres amateurs de sensations fortes faute d’une politique de promotion efficiente.
Le visiteur qui choisit la destination Bénin est loin de regretter y poser ses valises pour une escapade aux confins de ses merveilles. Ainsi donc débarqué à Cotonou, porte d’entrée au pays du vodoun, le touriste ne peut que tomber sous le charme de cette chaleur et de cet accueil des taxi-motos communément appelés zémidjan dont les services facilitent une virée dans cette ville cosmopolite qui se distingue par la prééminence du grand marché international de Dantokpa, l’une de ses plus grandes attractions. Centre névralgique des échanges commerciaux, c’est un véritable bazar à ciel ouvert qui offre à la clientèle une variété d’articles. Tout un symbole représenté par le ‘’Cube blanc’’, grand immeuble à l’intérieur duquel se côtoient diverses nationalités menant un melting-pot d’activités. Au monde bigarré qui s’y croise, se distinguent de grands commerçants dont les chiffres d’affaires sont impressionnants. A l’opposé du centre artisanal plutôt modeste, situé sur le même boulevard, où est offerte au visiteur une panoplie d’objets d’art en bois, en métaux ou des tam-tams et des tapisseries réalisées par des artisans locaux, le marché Dantokpa présente l’allure d’un gros village perpétuellement en extension.
Avachi peut-être par l’intrusion dans cet antre des affaires, le visiteur pourrait se refaire une fraîcheur sur les nombreuses plages que compte Cotonou, ville côtière par excellence. Baignade, découverte ou méditation sous les cocotiers ou les paillotes érigées par-ci et là, le choix est à sa discrétion.

Evasion et émotion au rendez-vous

A une quarantaine de kilomètres à l’est de la capitale économique du pays, se trouve Ouidah.
Hier, ultime étape sur la route de la traite, l’ancien port du Bénin, plus de quatre siècles après l’abolition de l’esclavage, déclenche toujours des émotions. Berceau du Vodoun et comptoir colonial, Ouidah présente à ses visiteurs une palpitante histoire de la traite transatlantique. La Route des esclaves témoigne de ce passé douloureux des peuples noirs. Ici l’émotion est garantie au visiteur. Nombre de touristes et de citoyens béninois n’y retiennent souvent pas leurs larmes tant les vestiges hérités de ce honteux trafic sont poignants. Une odyssée qui le conduit également à la Porte du Non -retour, lieu où étaient embarqués les esclaves pour l’ultime voyage. Un site empreint d’histoire, d’évasion, d’énigme et d’émotion qui suscite paradoxalement aussi l’émerveillement avec une vue panoramique sur la mangrove, les villages de pêcheurs et toutes autres attractions naturelles qu’il convient de découvrir en se donnant la peine de fouler la moiteur de son sol.

Dans la cité des esclaves le touriste peut s’offrir quelques foulées dans la forêt sacrée de Kpassè, splendide parc comptant une variété de statues de divinités vodoun ou éprouver son courage en s’accordant le luxe de se faire enrouler autour de son cou ces sympathiques reptiles qui font la renommée du temple des pythons.
Moins d’une heure, la visite pourrait se prolonger vers Grand-Popo réputée pour ses belles plages d’envergure et propices au repos. Sa fréquentation fait toutefois ombrage à Possotomé, localité aux mille attraits touristiques qui donne son nom à la source thermale la plus connue du pays. Petit village de pêcheurs au paysage fascinant il est longé par le lac Ahémé. A l’image de Ganvié, la cité lacustre surnommée la Venise de l’Afrique du fait de ses maisons construites sur l’eau et qui restent une grande curiosité, Possotomé peut être visitée en pirogue sur ce lac sur lequel il est gai de voguer.

Terre à la couleur ocre, Porto-Novo, la capitale de la République du Bénin, abhorre fièrement les vestiges d’une riche et glorieuse histoire.
Une ville qui garde encore quelques traits de son charme colonial qu’on a du plaisir à découvrir à quelque 45 mn de Cotonou. De par la façade de ses bâtisses, elle offre une superbe photographie des villes portugaises ou brésiliennes. Avec ses petites ruelles, ses cases en terre battue nichées dans les vieux quartiers, ses nombreuses mosquées visibles à chaque coin de rue, ses multiples couvents de zangbéto (le fétiche gardien de la nuit) essaimés dans les vieilles maisons… Porto-Novo se distingue aisément des autres villes du Bénin. Une multitude d’atouts qui concourent au charme de la cité aux trois noms et impressionnent tout visiteur de passage dans la capitale.

Au nombre des attractions, on peut citer les trois musées de la ville. Le musée ethnographique Alexandre Adandé, le musée Honmè, plus connu sous le nom de Palais royal et le musée da Silva. Il y est exposé des vestiges de la colonisation, de l’histoire de la cité Adjatchè et de la traite négrière.
Au carrefour de ces trois musées se trouve le jardin de la Place Jean Bayol, du nom de l’un des gouverneurs français de la colonie du Dahomey. Situé non loin de l’entrée de la ville, il abrite une majestueuse statue du roi Toffa 1er, dernier de la dynastie royale de Porto-Novo.

A l’appel des attraits touristiques du septentrion, le visiteur ne peut se priver d’un arrêt à Abomey, cité historique du Bénin où trône le musée historique, encore appelé musée Honmè, site le plus fréquenté du circuit touristique béninois. Classé site d’héritage mondial par l’Unesco, il replonge le visiteur dans le glorieux passé de la florissante civilisation d’Abomey.
A 85 km au nord d’Abomey, Dassa-Zoumè, ville carrefour, présente un paysage d’une beauté naturelle saisissante. Mais ce sont surtout ses 41 collines qui offrent au visiteur des possibilités intarissables d’excursions. Outre ses collines, Dassa abrite la Grotte mariale, haut lieu de pèlerinage des catholiques du monde entier.

Le grand nord

A Parakou où le visiteur enclenche sa découverte du nord du pays, le musée de plein air l’accueille pour lui conter l’histoire des Bariba, les premiers occupants de la ville. Le palais Koburu, demeure du roi, l’invite aussi à la découverte de la palpitante épopée des peuples bariba. Une civilisation qu’il cernera davantage à l’entrée de Nikki, à 115 km, où est célébrée avec faste la fête de la Gaani, retrouvailles entre fils et filles Bariba.
A l’ouest, la ville de Natitingou pourrait lui tendre ses bras par le calme qui y règne et le paysage enchanteur qu’il offre à la vue. Bâtie au pied des montagnes de l’Atacora, elle constitue la première escale du circuit touristique de la région. Son musée d’art et de traditions populaires contient près de 300 articles. Son architecture pittoresque faite de cases rondes appelées tatas Somba reste un objet de découverte du peuple Otammari, réputé être des bâtisseurs hors-pair. Le village Tanéka-Koko est la représentation grandeur nature de la culture de ce peuple.
Le voyageur n’est pas au bout de ses surprises en franchissant la chaîne de l’Atacora. Il pourrait succomber à la beauté des chutes de Kota, de Tanougou et enfin celles de Koudou. Au demeurant son extase ne peut qu’être totale s’il est conduit dans les parcs nationaux de la faune et de la flore. Des centaines d’espèces d’animaux sauvages dont notamment lions, éléphants, hippopotames et singes vivent en toute quiétude dans les parcs de la Pendjari et W.
Des richesses que l’on ne rencontre nulle part ailleurs au monde.

Par Kokouvi EKLOU

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